Le marché de Lagrasse, le samedi matin au cœur du village médiéval, revêt un charme unique. Et remplit bien sa fonction : rassembler les gens, d’ici et d’ailleurs, quelques heures, pour faire commerce.

Le marché de Lagrasse, une rencontre entre l’ancien et le nouveau

Le marché de Lagrasse a lieu tous les samedis matin sur les places de la Halle et de la Bouquerie, au cœur du village médiéval. Son charme tient largement à la rencontre entre ce cadre historique multiséculaire et l’activité vivante d’un marché du XXIe siècle. Le marché actuel présente sans doute bien des différences avec celui qui s’est tenu sous la halle pendant des siècles, mais au moins une ressemblance : comme tout marché digne de ce nom, il réunit pendant quelques heures privilégiées producteurs, artisans et revendeurs, clients réguliers et acheteurs de passage, autochtones et étrangers, résidents et touristes – sans oublier les commerçants permanents.

Vive le marché de Lagrasse après une longue, très longue absence

Dans les années 1980, il n’y avait plus de marché à Lagrasse, mais quelques boutiques et, comme c’est encore le cas dans de nombreux villages des Corbières, des commerçants ambulants.  Quand, en 1989, deux ou trois d’entre eux (dont une maraîchère bio toujours présente aujourd’hui) prennent l’habitude de déballer sous la halle, les arrêtés officiels n’existent pas encore : il faudra attendre le début des années 90 pour que le marché soit créé sous l’impulsion de l’association Uccal (grâce à laquelle, à la même époque, un distributeur de billets est installé). Peu à peu, au fil des ans, ces pionniers sont rejoints ou remplacés par de nouveaux exposants, dont certains sont des producteurs fraîchement installés à Lagrasse même ou dans ses environs immédiats (et labellisés bio depuis) :

  • L’Olivière (olives, huile d’olive) à la fin des années 90,
  • Jan Châtaigné (paysan boulanger) au début des années 2000,
  • L’Espinessence (produits à base de plantes aromatiques et médicinales) quelques années plus tard.

Aujourd’hui, outre les produits de ces producteurs, et ceux des autres « anciens » (œufs, volailles, pâtés, confitures du domaine de Peyremale, fruits et légumes de Sylvain), on peut acheter aussi – en bio ou pas, selon les cas – des fromages, des yaourts de chèvre, de la charcuterie, des gâteaux frais, de l’épicerie en vrac, de la viande fraîche, de la bière artisanale, des pâtes fraîches, du chocolat, des coquillages, des fruits confits, du miel, du café, des épices, des plats cuisinés, etc.

Produits et clients du terroir et d’ailleurs

Depuis une dizaine d’années, un nombre croissant de stands non alimentaires apparaissent, surtout à la belle saison. Beaucoup de produits proposés sont des produits du terroir ou des créations artisanales, fabriquées ou cultivées localement (bijoux, objets textiles, produits d’entretien, plants potagers, plantes d’ornement), mais on trouve également des articles venus d’ailleurs (sacs et paniers, vêtements, bijoux), et même un rémouleur.

Et comme producteurs et revendeurs de produits frais se sont également multipliés, le marché se prolonge désormais jusqu’à la place de la Bouquerie. Précisons enfin que deux fois par été (en juillet, lors des Abracadagrasses, et en août, lors du Marché des Potiers), il est déplacé sur la Promenade.