“Sourdes contrées” Conversation-lecture-débat.

A 17h : Entrée libre et gratuite. Apéritif de clôture offert – visite des ateliers

Jean-Paul Goux, né en 1948 à Vesoul, est l’auteur d’une œuvre littéraire d’exception, unanimement reconnue par les critiques.
Il a longtemps enseigné la littérature à l’université de Tours et vit désormais à Besançon. Son œuvre romanesque est publiée par Actes Sud depuis 1995. Après la trilogie « Les Champs de fouilles » – Les Jardins de Morgante (Babel n° 390) La Commémoration (1995 ; Babel n° 685), La Maison forte (1999) – Le Séjour à Chenecé (2012) clôt la trilogie « Les Quartiers d’hiver », qui, entamée avec L’Embardée en 2005, s’est poursuivie avec Les Hautes falaises (2009). Sur la mémoire ouvrière des ouvriers de Montbéliard et Sochaux, il écrit Mémoires de l’enclave (Actes Sud « Babel », 2003).
Chez Champ Vallon, il a publié La Jeune Fille en bleu (1996) et La Fabrique du continu. Essai sur la prose (1999).
En janvier 2019, il fait paraître Sourdes contrées (éd. Champ Vallon).

« Jean-Paul Goux est aussi obstiné que ses personnages. Il poursuit la quête d’un absolu qui ne se dit jamais, d’une transcendance qui refuse l’au-delà et ne se préoccupe que de ce qui, dans notre univers bien terrestre avec ses herbes à couper, ses arbres à planter et ses murs à consolider, peut traverser le Temps jusqu’à l’atteinte d’une vérité infinie tout autant qu’indéfinie : « Les vraies révélations, peut-être ne nous révèlent-elles rien sur le moment,
peut-être ne deviennent-elles bouleversantes qu’après coup, lorsqu’on découvre qu’elles sont inépuisables à mesure qu’on apprécie la puissance de leurs effets ? »
Aliette Armel, L’Obs (à propos Du Séjour à Chenecé, Actes Sud, 2012)

« Jean-Paul Goux est aussi attentif à la vibration des mots. Ce lecteur subtil de Julien Gracq défend le roman comme une fabrique du continu et une voix sans repos […]. La phrase […] de Goux s’installe dans l’héritage de Proust, de Henry James, de Claude Simon et surtout de Julien Gracq. Englobante, elle traîne le lecteur dans sa progression presque angoissante vers on ne sait quelles limites. »
M. Bruno Vercier, Dominique Viart, La Littérature française au présent, Éd. Bordas, 2008.

À PROPOS DE SOURDES CONTRÉES :

Présentation de l’éditeur :
« Au soir de ce jour-là, j’ai résolu de garder une trace de ce qui arrivait, qui avait commencé, sans que je sache vraiment ce qui avait commencé. » C’est une réflexion intime, tout intérieure que « note » le narrateur de ce roman au charme puissant qui interroge le « colombier de la mémoire », cette volière d’où s’échappent trop souvent les pigeons du souvenir. Après tant d’années riches de leurs mémoires partagées, Vivien est profondément troublé lorsque Julie, sa compagne architecte, évoque des souvenirs très précis de chantiers qui n’ont pour lui aucune réalité, et qu’il met en doute. Le monde clos de leur entente amoureuse et intellectuelle ouvert sur le jardin et ses ciels se fragilise, soudain menacé par la traversée inquiétante de ces « sourdes contrées » que fabrique à notre insu le Temps qui passe. Qu’il s’agisse d’un être ou d’un projet d’architecture, quelle est la réalité de nos souvenirs dès lors qu’ils sont aussi nourris de nos rêves et de nos rêveries ? ce sont ces  troublantes confusions que scrute Jean-Paul Goux dans ces « notes » teintées d’une mélancolie non dénuée d’ironie, et dans une langue somptueusement poétique. »

Tél : 04 68 75 41 38